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| Un autre exemple |
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Voici un exemple simple qui montre bien la différence entre le fait que l'époux survivant soit Américain ou pas.
Pour un patrimoine de 3 millions de dollars, le conjoint survivant américain ne paiera aucun droit de succession et le conjoint non américain paiera un million de dollars d'impôts qui seront dus très vite.
Comment remédier à cet état de choses ?
- En devenant Américain.
L'époux survivant bénéficiera automatiquement de la "Marital Deduction"
et ne paiera pas d'impôts.
Ces impôts seront reportés à son propre décès.
C'est pourquoi, là encore, un trust est indispensable surtout si l'on veut,
par exemple, protéger les enfants d'un premier mariage.
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En faisant un Qualified Domestic Trust (QDT).
C'est un trust qui d'abord évite le "probate" et
qui surtout permet de différer le paiement des droits de succession.
Par exemple, cela peut donner le temps au survivant non Américain de le devenir
et de bénéficier alors de l'exemption totale d'impôts en application du "Unlimited Marital Deduction".
Ce trust doit avoir un "trustee", sorte d'administrateur, qui doit être Américain.
L'époux survivant ne pourra pas dépenser le capital du trust, sauf en cas d'urgence économique,
mais il en aura l'usufruit.
Pour qu'il puisse profiter du capital,
il faut soit qu'il devienne Américain soit qu'il paye tous les impôts sans pouvoir
profiter de l' exemption fiscale dont on a parlé plus haut (Marital Deduction)
Quand est-il indispensable de faire un trust?
- En gros, quand on veut que ses enfants héritent.
- Quand on a un patrimoine de plus de $1 000 000 et que l'on veut que son conjoint non Américain
hérite et ne paye pas d'impôts immédiatement.
- Si l'on possède une propriété en "Joints Tenants" et que l'on veut éviter tous problèmes
de "capital gain" si votre conjoint vend la maison après votre décès.
- Si l'on veut transmettre à qui que ce soit d'autre que son conjoint un patrimoine
de plus de $100 000 (ce chiffre de 2008 en
Californie peut varier dans le temps et selon les Etats) et éviter ainsi le "probate".
- Si l'on a un certain patrimoine et que l'on veut que ses volontés soient exécutées
en faisant payer à ses héritiers le moins d'impôts et de frais possible.
- Si l'on veut se protéger soi-même en cas de maladie qui vous plonge dans l'incapacité physique ou mentale.
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| En résumé |
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Si vous voulez transmettre vos biens à votre conjoint, il pourra bénéficier de la "Marital Deduction"
qui est illimitée depuis 1981 à condition qu'il soit Américain.
En effet, depuis novembre 88 une loi a été votée,
appelée TAMRA, qui supprime cette "Marital Deduction" à l'époux survivant s'il n'est pas Américain.
Cela a été fait pour que les fortunes d'Américains ne partent pas dans des pays où l'Amérique ne peut plus récupérer ses taxes.
Que se passe-t-il si vous êtes un couple de Français vivant quelques années aux Etats Unis,
que vous achetiez ensemble une maison et que l'un disparaisse prématurément ?
Vous pouvez penser que votre conjoint héritera de votre part sans problème et pourra continuer à vivre tranquillement dans votre maison ou la vendre et repartir en France.
Pas forcément.
Si vous avez, par exemple des biens supérieurs à $1.000 000 et une maison,
il (ou elle) devra payer très rapidement les "Estate Tax" sur la totalité du prix du marché
de la maison au moment du décès et non pas uniquement sur votre part,
à moins de prouver qu'il ou elle a bien acheté sa part avec ses propres deniers.
Le montant des impôts peut aller jusqu'à 55% du montant du patrimoine imposable. A éviter quand même.
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