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Réponse: Merci de vos compliments,
j'avoue les prendre toujours avec, moi aussi, grand plaisir.
Oui, effectivement il y a un problème.
Votre beau-père a eu bien raison
de faire un living trust car c'est le seul moyen facile
d'éviter le "probate" qui est une obligation coûteuse
et longue.
Tout dépend donc du montant de la
succession.
Il y a une déduction importante
qui était de 600 000 $ en 98 et qui augmente chaque
année pour atteindre 1 million de dollars en l'an
2006.
Si le total de la succession est inférieur,
personne ne paiera de droits. S'il est supérieur,
le problème est que sa femme n'est pas Américaine.
Selon la loi dite , " TAMRA ", l'époux
étranger, bénéficiaire de l'héritage
de son conjoint décédé doit payer les
droits de succession. Il n'a pas droit à la "marital
deduction" qui rend les veuves américaines si riches.
En effet, entre époux, on ne paye
pas de droits de succession et ils seront payés au
décès du survivant. Mais, le gouvernement
américain, fatigué de voir les héritages
s'envoler dans d'autres pays de la nationalité du
survivant qui rentrait chez lui avec le magot, a fait une
loi en 1988 qui empêche cette évasion.
En effet, lorsqu'on est Américain,
on est redevable des impôts aux Etats-Unis où
que l'on vive. Quand on n'est pas Américain, si l'on
quitte le sol des Etats-Unis, on ne doit plus rien à
l'oncle Sam.
Il y a des solutions. Votre belle-mère
aura probablement intérêt à attendre
de devenir Américaine pour toucher l'héritage
s'il fait partie d'un trust. En attendant, elle pourra disposer
d'un certain montant de revenus de ce trust, selon des règles
bien précises.
Il faut absolument aller voir un avocat
spécialiste des problèmes de succession pour
qu'il vous offre ce qui sera le plus avantageux pour l'épouse
survivante.
Quant aux enfants, ils payent les droits
de succession normaux. Ils n'ont aucun privilège
contrairement à la France.
N'oublions pas que la déduction,
qui s'appliquent à l'ensemble de l'héritage,
s'appliquent aussi à eux. Donc, ils vont bénéficier
d'une exemption d'impôts de succession sur le montant
global qui est loin d'être insignifiante.
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