Visa H-1B

réflexions sur les titulaires du visa H-1B

H1-B Corvéables à merci: Il n'y a pas que des enfants de coeur parmi les patrons US et il est certain que la carotte (carte verte) fait marcher l'âne (l'immigrant).
Cependant, connaissez vous "Corporate America"?.
Ils essayent de mettre 72 heures de travail en 8, et il ne réalisent pas que ça déborde.
Il est bien connu que seulement la moitié des Américains, prennent vraiment les congés auxquels ils ont droit (ils préfèrent prendre la compensation monétaire).
J'ai été témoin maintes fois d'employés, nés Américains, qui ne rentraient pas chez eux.
Ils dormaient 1 ou 2 heures, deux nuits de suite, sous leur bureau, pour finir leurs projets.
J'ai connu un employé réveillé a 3h du matin par un chauffeur et une limousine chez lui devant sa porte: "Excuser-moi de vous réveiller, habiller vous immédiatement, je DOIS vous emmener: le CEO veux absolument vous voir avant de prendre l'avion a 6h ce matin".

Pour continuer des meetings, j'ai vu des employés monter dans la limousine et accompagner le(s) voyageur(s). J'ai connu un Vice président d'une très grosse compagnie: il avait travaillé non stop pendant 8 jours (dormait sous le bureau), et avait suivi a peu près ce rythme depuis plusieurs mois...

Il prend l'avion à LA pour New York. A New York il fait un arrêt cardiaque.

On l'envoie à l'hôpital. Il s'enfuit de l'hôpital de New York et prend l'avion pour l'Europe pour un meeting très important. Pendant le meeting: autre arrêt cardiaque.

On l'envoi à l'hôpital. Il essaye de s'enfuir encore (pour un autre meeting a New York), mais cette fois ci on lui a caché tout ses vêtements, papiers, argent etc. Il devenait fou d'être obligé de s'arrêter.

J'ai un ami Américain qui travaille dans le service Informatique pour le (ou un des) plus grand cabinet d'avocat au monde (300 bureaux satellites). C'est la même chose pour ces avocats là...Les plus importants ont chambre/douche adjacentes à leur bureau, les autres, un canapé dans leur bureaux.
Mon ami en subi les contre coups.... et est souvent obligé de travailler "around the clock" et de voyager de l'autre coté du pays ou en Europe sans avoir été prévenu à l'avance.
Tout ce monde là est Américain, est très bien payé, l'argent coule à flot dans le Cabinet, mais les têtes tombent.
Son collègue (8 ans d'ancienneté dans la compagnie) qui backed-up un serveur de messagerie, un week-end a "remis" a lundi matin de faire une tâche pas du tout cruciale. "Pourquoi avez vous attendu?"
Il répond "j'ai pensé que ça pouvait attendre lundi matin" -
Renvoyé sur le champ.
Pas de vie familiale possible, et tout le monde est divorcé(e).
Chaque avocat doit rapporter un profit trimestriel très très élevé, sinon, renvoyé!
Ils sont généralement recrutés parmi les meilleurs élèves des tops schools de magistrature...
Ils acceptent le boulot pour le prestige, mais c'est le bagne.
C'est donc un esclavagisme par choix.
Avec une culture comme ça, étonnez-vous des heures de votre colocataire.
Rendement à tout prix ou "la joie-de-vivre" est totalement sacrifiée (sans parler de la santé)....
c'est un spécimen de la culture US.
Et pourtant, c'est la locomotive qui fait marcher le pays.

commentaire: j'avais entendu parlé de ces gens qui font 48h en 24h, surtout chez les avocats et médecine, les 2 métiers qui rapportent le plus d'argent.

En contre-partie, ils ont une villa les pieds dans l'eau à Malibu, un appart de 200 m2 en plein Manhatan et 3 Ferraris dans le garage.

Mais est-ce que tout ça en vaut le coup?
Mourir au travail sans finalement avoir profité de rien.
Il y a aussi le courant de ceux qui veulent passer aux semaines de 4 jours (il semble que dans l'administration californienne ça soit déjà passé).
Il y a aussi ceux qui se sentent sous-payés s'ils travaillent pour plus que ce qu'ils ont signé contractuellement.
Il y a aussi les esclavagiste avec la carotte de la carte verte comme ce dont subit mon colocataire.

Si il y avait compensation financière, on peut dire que ça "compenserait", mais dans son cas il est payé en-dessous du salaire pour un poste équivalent donné à un Américain.

En conclusion, il existe plusieurs cas de figures dont tout le monde se satisfait à un moment ou à un autre.
Dans le fascicule pour les nouveaux immigrés une phrase m'a amusé, celle où tout le monde à le droit à la recherche du bonheur.
Chacun trouve son bonheur à sa façon, à moins qu'on nous fasse croire que c'est ce bonheur que nous cherchons...??.