Ma première journée aux USA

Jour 2

Reveillé à 5:00 h, accusant le décalage horaire, je finis par me lever pour péparer ma journée.

Je vais commencer par visiter le centre commercial de la veille afin de trouver un vrai café.
En effet, j'étais trop fatigué la veille pour m'intéresser aux alentours.
Avec grande joie, je trouve un Starbucks.

8:00: départ pour le bureau. Le taxi me prend $50.
Il est vrai qu'en France pour la même distance il m'aurait pris 150EUR, mais quand même c'était un peu trop si je devait faire les aller-retours en taxi.

Prochaine étape: trouver une voiture. Je dois ouvrir une parenthèse sur la recherche d'emploi. J'ai postulé depuis la France sur de nombreux postes dans mon domaine.
Les réponses, quand j'avais la chance d'en recevoir étaient qu'il fallait que je sois sur place pour les interviews: ceci est effectivement fort compréhensible.

J'avais ensuite trouvé une petite société française qui souhaitait s'implanter sur la Côte Ouest, je faisais largement l'affaire et ils souhaitaient vivement que je les rejoignes.
Cependant l'embauche était aux conditions françaises (contrat de travail à la française, rémunération à la française, ...) tout simplement inadmissible dans le contexte US.
La proposition financiaire était bien inférieure au marché US.
Attention: autre pays, autres moeurs.

Bien se renseigner sur les contrats de travail US avec la salaire de base et les benefits (congés, couverture santé, retraite, ...).
http://imdiversity.salary.com donne une bonne idée de ce à quoi on peut s'attendre.

Par exemple, la location d'un simple 1BR (il s'agit approximativement d'un T2 en France) coûte en moyenne $1800 à San José, contre 700EUR à Nice.
Face à tout ces soucis d'emploi, j'ai décidé, étant encore en France, d'ouvrir une LLC donnant la flexibilité à de potentiels employeurs de me prendre en contrats corp-to-corp sans soucis d'emploi direct.

L'ouverture de la LLC a été grandement facilitée par www.legalzoom.com qui c'est occupé de tout pour $600.
Le réseau professionnel que j'ai tissé durant les nombreuses années passées m'a permis de trouver un bureau en quelques heures.
Le réseau social et professionnel est très important.
Le networking fleuri de tout côtés.
Cette notion est un peu étrangère à la mentalité française "vouloir sans donner".
Les américains se basent sur un système anglo-saxon empiriste basé sur la parole donnée et la réputation via des tierce parties. www.linkedin.com aide énormément à construire ce réseau jour après jour.
Je ferme la parenthèse.

Me voilà donc arrivé au sein d'un incubateur de petites start-ups dirigé par un de mes anciens patrons qui m'accueille à bras ouverts.
La journée fut dédiée à visiter les allentours du bureau, et prendre connaissance du courier arrivé alors que je n'étais pas encore arrivé.
Conversation se faisant autour de la location imminente d'une voiture avant d'en acheter une à cause des tarifs prohibitifs des taxis, le directeur du site m'annonce naturellement qu'il a une voiture à me préter.
Il s'agit d'une Accura de 1993, vieille certes mais toutes options et dans un état plus qu'excellent bien qu'elle ne coute plus que $2000 en valeur marchande.
Quelle chance j'avais!!!
Le point important est donc de beaucoup discuter.
Les américains sont en règle générale très ouverts et ont très bon coeur.

Dans l'après-midi nous nous somme rendu chez un assureur (AAA) pour un contrat d'assurance au tiers pour la voiture ($1000 l'année).
Mon permis de conduire français suffit.
Il m'a néanmoins fortement été recomandé de passer le permis californien pour plusieurs raisons:
(i) c'est obligatoire pour des séjours de plus de 3 mois,
(ii) c'est une carte d'identité utilisée de partout,
(iii) au bout de 18 mois de permis, des tarifs d'assurance avantageux sont proposés.

Il est 18:00, direction un pub en centre ville.
Le cliché Homer Simpson arrive: s'agit-il d'un rendez-vous d'alcooliques dans un bar après la journée de travail.
La réponse était OUI. Ce vieil Homer sommeille réellement dans chaque américain... heureusement que j'était un fan assidu des Simpson de sorte à me donner une idée de la culture US.

Ils ont cependant admis que ces événements n'étaient pas habituels et se produisaient qu'une fois par mois: j'étais juste tombé le bon jour.

21:00 direction la maison pour chercher la voiture.
Les grandes surfaces pour acheter un GPS sont fermées: angoisse, comment rentrer à l'hôtel sans GPS?!?!
Les routes sont certes longues mais sans trop de détours, donc pour cette première fois, googlemaps aura été sufisant.
Je prends possession de la voiture: il s'agit d'une automatique: angoisse, comment ça se conduit?!?!
Il est vrai que c'est plus simple qu'une voiture manuelle, mais on ne peut pas improviser!!!
Petite leçon particulière de 15 minutes pour la prendre en main.
Il fait nuit, je conduits une automatique, nouveau code de la route: angoisse, qui à la priorité?!?!
Heureusement que j'ai ces 15 minutes de leçon accélérées.
Je rappelle quand même que l'instructeur était fortement alcoolisé...
Ca y est je prends la voiture seul pour rentrer à l'hôtel 10 miles plus loin.
Il n'y a presque plus d'essence: angoisse, vais-je tomber en panne?!?!
En fait non, heureusement.

Pour récapituler: nouvelle voiture, voiture automatique, conduite de nuit, presque plus d'essence, pas de GPS, nouveau code de la route, et décalage horaire.

Pour une première fois, je pense que l'on peut appeler ça un bizutage dans les règles de l'art!!!!!!
Je ne pense pas que la prise de risques ait été trop importante, mais si c'était à refaire, j'essairais d'éviter car trop de paramètres accidentogènes étaient réunis.

J'arrive finalement à bon port pour une bonne nuit.