Dernière minute: annonce de tempête pour le Président Obama et la réforme de santé.
La nouvelle élection du Républicain Scott Brown pour remplacer le défunt Ted Kennedy va compliquer la fin du processus de la réforme de santé.
En effet, Obama n'a plus la majorité du Sénat et les Républicains vont tout faire pour que cette réforme n'ait pas lieu. Attendons la suite.
Les dernières grandes réformes, Medicare (protection de santé pour les personnes agées) et Medicaid (aide aux familles à faible revenu, aux personnes âgées et aux handicapés) datent de 44 ans.
Cela couvre assez mal les bénéficiaires mais au moins cela a le mérite d'exister.
Obama a promis, durant sa campagne, de réformer le système de santé.
La lutte est âpre mais le 7 novembre la Chambre des Représentants, qui est une partie du Congrès, vient de voter ce plan par 215 voix contre 220.
Le Sénat, le 19 décembre, vient de voter par 60 voix sur 100 l'adoption de la réforme.
Il reste encore à fusionner le texte du Sénat avec celui de la Chambre des Représentants.
Les Américains ont peur que cela n'augmente leurs impôts et les conservateurs vont continuer à se battre contre cette loi.
Aucun Républicain n'a voté cette loi.
Obama a dû faire beaucoup de concessions et notamment il n'existera pas un vrai service public. Mais au moins cette loi va contribuer à faire baisser les coûts prohibitifs des soins et pourra assurer 30 millions d'Américains qui n'avaient plus droit à l'assurance.
les Assurances n'auront plus le droit d'imposer la règle inique des
"prexisting conditions".
On peut espérer que dans l'avenir le système sera amélioré.
Selon un sondage effectué par le Times, 55% des Américains pensent qu'ils faut changer leur système mais 62% sont persuadés que cela va augmenter leur coût de santé tandis que 56% ont peur d'avoir moins de liberté dans le choix de leur médecin et dans l'étendue de leur couverture et enfin 65% sont persuadés que cela va leur compliquer la vie.
Comme quoi réformer est toujours difficile, même aux USA.
Conseil de Bill Clinton: ne pas essayer de tout changer (comme il a essayé de le faire à son arrivée) mais changer les choses "step by step".
C'est le conseil qu'a suivi Obama. |